THERMOMETRE METALLIQUE DE BREGUET
PILE THERMOELECTRIQUE DE NOBILI
DISTRIBUTEUR DE VAPEUR a TIROIR
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OBJET : the 1 -
1
(du grec pyros : feu)
Aurait servi comme tel à Brongniart, mais sert maintenant comme appareil didactique pour mettre en évidence la dilatation linéaire d'un solide.
« Une tige métallique A est maintenue fixe à l'une de ses extrémités par une vis de pression B tandis qu'à l'autre elle est libre et en contact avec le plus petit bras d'une aiguille K, mobile sur un cadran... » (Ganot p. 212). La tige est chauffée en dessous (alcool ou rampe à gaz). Comme thermomètre, cet appareil manquerait beaucoup de fidélité.
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Cet appareil a été utilisé (inventé?) par Alexandre Brongniart pour mesurer (évaluer?) la température quand il fut Directeur (en 1800) de la Manufacture de Sèvres.
Alexandre Brongniart minéralogiste et géologue français (1770-1847) fut successivement pharmacien militaire, ingénieur des mines, professeur d’histoire naturelle à l’Ecole Centrale des quatre nations, directeur de la Manufacture de Sèvres, professeur au Muséum où il succéda à Haüy. On lui doit des travaux en géologie et en céramique.
Remarque : on utilisait avant le pyromètre de Wedgwood, cône d'argile dont le retrait à la cuisson servait à évaluer la température du four.
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OBJET : the 1 - 2
Mettre en évidence la dilatation « cubique »
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Texte extrait du traité de Ganot (1862) :
« tous les corps se dilatent par l'effet du calorique ».
Plus loin :
« la dilatation cubique se démontre au moyen de l'anneau de S’Gravesande. On nomme ainsi un petit anneau m dans lequel passe librement, à la température ordinaire, une boule de cuivre rouge a, ayant à peu près le même diamètre que lui. Mais lorsque cette boule a été chauffée à la flamme d'un lampe à alcool, elle ne peut plus passer à travers l'anneau, ce qui démontre l'accroissement de volume ».
Guillaume S’Gravesande (1688-1742), mathématicien, physicien, philosophe écrivit à 19 ans un essai sur la perspective. Professeur à l'Université de Leyde, il propagea les idées de Galilée et de Newton. Il créa un certain nombre d'appareils ingénieux dont l'anneau qui porte son nom et le premier (1720) héliostat (voir notice « opt 1 - 3 »)
En cette année 1994, sous forme modernisée, cet appareil figure toujours dans les catalogues d'appareils didactiques.
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OBJET :
the 1 - 3
Thermomètre différentiel : mise en évidence d'une différence de température.
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Il ne restait malheureusement de cet appareil que son support gradué. L'appareil, en verre, se composait de deux ballons A et B contenant de l'air et réunis par un tube en U. La branche horizontale contenait un index de liquide I dont la position était repérée sur la graduation. La photographie ci-dessus montre une reconstitution de l’appareil.
Pour égaliser la pression dans A et B, et régler l'appareil au départ, l'index pouvait être contenu dans l'appendice C.
Rumford (comte Benjamin Thomson) physicien américain, né en 1753 dans le Massachusetts (à Woburn) mort en 1814 à Auteuil.
Il perfectionna le calorimètre de Berthelot, montra l'existence du maximum de densité de l'eau à 4°C, mais surtout, observant la production de chaleur lors du forage des canons et faisant ainsi bouillir de l'eau sans combustible (1798) il pressentit le premier principe énoncé plus tard (1842) par R. Mayer .
Il écrivit : « Recherches sur la chaleur » (1804-1813) « Recherches sur les bois et charbons » (1813). Il fut aussi l'auteur d'un photomètre.
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OBJET : the 1 -
4
Repérage des températures
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Trois lames : de platine, d'or, et d'argent sont superposées, soudées sur toute leur longueur puis passées au laminoir de manière à former un long et mince ruban. Ce ruban est enroulé en forme d'hélice dont la partie supérieure est fixée à un support de telle sorte que l'axe de l'hélice soit vertical. A l'extrémité inférieure on suspend une légère aiguille de cuivre sous laquelle on place un cadran horizontal portant les graduations d'une échelle de températures (Celsius par exemple). La platine moins dilatable que l'argent est à l'extérieur et l'argent plus dilatable, est à l'intérieur de l'hélice. L'or, dont le coefficient de dilatation est intermédiaire, joue un rôle « tampon » et réduit les contraintes. Une variation de température produit une rotation de l'aiguille.
Bréguet Abraham Louis (1747-1823), horloger et mécanicien français, inventeur du thermomètre, construisit des horloges astronomiques, des horloges de marine, des chronomètres .... Il fut constructeur du mécanisme du télégraphe Chappe. Il a employé des rubis, dans les montres, pour réduire les frottements. Son petit fils Louis François Clément (1804-1883) et son arrière petit fils (fils du précédent) Antoine furent également physiciens et inventeurs. Louis François Clément Bréguet construisit la bobine de Masson (« eld 4 - 6 »).
Bréguet Louis Charles (1880-1955), de la même famille, ingénieur, fut un des premiers constructeurs d'avions et d'hélicoptères.
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OBJET : the 1 - 5
(parfois appelée pile de Melloni)
Fournit une force électromotrice à partir d'une différence de température, donc transforme une énergie thermique en énergie électrique. Détecte une très faible différence de température (détection d'un rayonnement infrarouge par exemple).
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Nobili associe en série une vingtaine de couples thermoélectriques antimoine - bismuth en les groupant dans un étui de cuivre de telle sorte que les soudures paires se présentent à une extrémité de l'étui et les soudures impaires à l'autre. Du papier enduit de vernis assure l'isolement. Les extrémités de cette chaîne de conducteurs sont reliées à deux bornes (qu'on peut relier à celles d'un galvanomètre de faible résistance interne (galvanomètre pour thermocouple).
Jean Thomas Seebeck (1770-1831), médecin allemand : en plaçant sur un disque de cuivre relié à un galvanomètre, un disque d'antimoine, puis en serrant sur le disque d'antimoine un fil de cuivre relié à l'autre borne du galvanomètre il observa une déviation de celui-ci. Seebeck découvrit ainsi en 1821 l'effet thermoélectrique.
Oersted de passage à Paris construisit avec Fourier en 1823 la première pile thermoélectrique. Les thermocouples associés en série étaient alignés ou mis en cercle, Nobili n'a donc fait qu'introduire une meilleure disposition plus compacte. Rappelons que c'est l'expérience d'Oersted (Jean Christian 1777-1851) réalisée vers 1820 qui fut à l'origine, et notamment grâce à Ampère, du prodigieux développement de l'électromagnétisme.
Léopoldo Nobili, physicien italien (1787-1835) construisit aussi le galvanomètre astatique qui porte son nom (« eld 5 - 1 »)
Melloni (Macédonio 1798-1854) se servit de la pile de Nobili associée à un galvanomètre pour l'étude du rayonnement thermique (infra-rouge).
Peltier physicien français (1785-1845) découvrit en 1834 les effets thermiques associés au courant à travers la jonction de deux métaux différents (effet Peltier)
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OBJET : the 2 - 1
(Latin : caloris, chaleur ; Grec : métron, mesure).
Mise en oeuvre de la « méthode des mélanges » pour la mesure de quantités de chaleur et par suite pour la mesure de chaleurs massiques, de chaleurs latentes, de chaleurs mises en jeu dans une réaction chimique etc...
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Un vase « calorimétrique »
C, en laiton, contient une masse connue d'eau dans laquelle plongent un thermomètre
et un agitateur. Ce vase est sur trois cales de liège (mauvais conducteur) de
faible section, pour réduire les échanges par conduction, C
repose dans le récipient A, également en laiton à faces polies, dont le rôle
est de réduire les échanges caloriques notamment en gênant les mouvements
convectifs de l'air situé entre C et l'enceinte D (échanges par convection).
Une enceinte D contenant de l'eau et
entourée d'une enveloppe de feutre ferment le calorimètre. Un agitateur (pour
homogénéiser la température) et un thermomètre (pour la mesurer) plongent
dans l'eau de l'enceinte. La connaissance de la température de l'eau de
l'enceinte rend possible une évaluation des « pertes »
et le calcul de « corrections ».
Un progès plus récent consiste à rendre constamment égales (par
asservissement) la température de l'eau contenue dans C
et de l'eau contenu dans D.
On doit à Joseph Black (1728-1799) la conceptualisation des notions de chaleur massique et de chaleur latente. Entre 1757 et 1762 il fonda la calorimètrie en inventant la « méthode des mélanges ». Cette méthode fut utilisée par Victor Regnault (1810-1878).
La thermodynamique étant en plein développement, Julius Thomsen (1826-1909), chimiste danois, formula, vers les années 1850-1860, les principes de la thermochimie. C'est vers 1865 que Marcelin Berthelot (1827-1907) perfectionna la méthode des mélanges en réalisant l’appareil précédemment décrit et fonda la thermochimie.
Black Joseph (1728-1799) découvrit la « magnésie » (oxyde et hydroxyde de magnésium) en 1755 et le dioxyde de carbone qu’il appela « air fixe » en 1756.
Marcelin Berthelot, fils d’un médecin, fut agréé comme préparateur au Collège de France en 1851 par Antoine Balard (1802-1876) qui y enseignait la chimie (il avait découvert le brome). Il fit de nombreuses synthèses de substances d'origine animale ou végétale et détruisit ainsi la croyance en la « force vitale » (1854 : alcool méthylique et dérivés, acide oxalique, acide formique en 1856, méthane en 1858, camphre, acétylène en 1863, cette dernière synthèse en permit d'autres, benzène, naphtalène....
Voici quelques étapes de sa vie : professeur à l'Académie de médecine en 1863, au Collège de France en 1865. Entre à l’Académie de médecine en 1863, à l’Académie des Sciences en 1873, à l’Académie française en 1900. Inspecteur général de l’Enseignement Supérieur en 1877, président de la commission des substances explosives en 1878, sénateur inamovible en 1881 ; ministre de l’Instruction et des Beaux Arts de 1886 à 1887 (ministère Goblet), ministre des Affaires Etrangères de 1895 à 1896 (ministère Bourgeois). Il écrivit quelque deux cents mémoires !
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Texte de Pierre PROVOST |
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OBJET : the 2 -
2 (deux exemplaires)
Pour mesurer la chaleur « spécifique » (massique) d’un solide par la méthode de Regnault.
Le solide est suspendu par un fil à l’intérieur d’un cylindre de laiton (éventuellement dans une nacelle), qui peut être tenu par une manche isolant thermique. Le réservoir d’un thermomètre dont la tige traverse la section supérieure du cylindre est placée près du solide. Le cylindre est ouvert à sa partie inférieure ce qui permettra ultérieurement, en relâchant le fil, de descendre le solide dans un calorimètre. Le cylindre est introduit (à frottement doux pour contact thermique) dans l’étuve à double paroi, parcourue par un courant de vapeur d’eau (voir les deux ajutages à la partie inférieure de l’étuve). On attend l’équilibre thermique. Soit t1 la température du solide, m sa masse. On retire le cylindre et le solide qu’il contient et on transporte le tout au dessus du calorimètre. Le cylindre sert à protéger le solide des pertes thermiques pendant ce transport qui doit être cependant rapide. Puis, à l’aide du fil, on descend le solide dans l’eau du calorimètre dont la température passe de t2 à t3 température finale d’équilibre du solide et du calorimètre. Soit M la masse d’eau, M’ l’équivalent en eau du vase calorimétrique et de ses accessoires, c la chaleur massique (à déterminer) du solide, c0 celle de l’eau (connue). La chaleur massique c se déduit de l’équation calorimétrique :
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Regnault utilisait une étuve plus sophistiquée : une trappe située à la partie inférieure de l’étuve permettait de faire descendre le solide directement dans le calorimètre, mais il fallait protéger soigneusement le calorimètre de l’apport de chaleur par rayonnement et conduction en provenance de l’étuve (voir petit traité de Jamin p. 144)
Dulong (Pierre Louis 1785-1838) et Petit (Alexis 1791-1820) mesurèrent de nombreuses chaleurs massiques de solides et établirent la loi : « le produit de la chaleur massique d’un corps simple solide par sa masse atomique est le même pour tous les corps simples » (1819).
Regnault (Henri Victor 1810-1878) entreprit avec beaucoup plus de précision et une grande rigueur de nombreuses mesures : de chaleurs massiques, de chaleurs latentes, de coefficients de dilatation... et vérifia la loi de Dulong et Petit.
Autres travaux de ces savants :
Dulong découvrit le chlorure d’azote (ce qui lui coûta un oeil et deux doigts), l’acide hypophosphoreux.... avec Arago, en 1825, il mesura la pression de vapeur saturante de l’eau avec, pour manomètre, un tube rempli de mercure haut de 25m logé dans la tour Clovis du lycée Henri IV. L’ « entreprise fut périlleuse, car l’art de la chaudronnerie était à ses débuts et à 27 atmosphères la chaudière fuyait de tous côtés » (Pierre Rousseau, « Histoire de la Science »). A cette occasion il imagina (ou redécouvrit ?) le calorimètre et le « thermomètre à poids (inventé avec Petit) ; il mesura le rapport des chaleurs massiques Cp/Cv des gaz par la vitesse du son (1829). Dulong et Petit mesurèrent le coefficient de dilatation du mercure et des coefficients de dilatation cubique de divers métaux.
Regnault a fourni une formule liant la chaleur latente de vaporisation de l’eau à la température.
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Texte de Pierre PROVOST |
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OBJET : the 2 - 3
(ou
Ingen-Housz )
Mettre en évidence les différences de conductibilité thermique présentées par divers corps.
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Les corps à comparer sont sous la forme de tiges cylindriques qui traversent la face frontale d’une cuve parallèlépipédique (dix tiges sur la figure). La cuve peut-être tenue à l’aide d’une poignée de bois.
Les tiges sont recouvertes d’une mince couche de cire solide. On verse de l’eau très chaude dans la cuve, suffisamment pour que les extrémités internes des tiges soient immergées et qu’ainsi elles soient portées au même instant, à la même température.
On observe alors une fonte partielle de la cire sur les tiges et sur une longueur qui croit avec le temps (mise en évidence d’une « prolongation de la chaleur »). A un même instant, la partie fondue est d’autant plus longue que le corps qui constitue la tige observée est plus conducteur.
L’appareil
ne permet qu’une étude qualitative. Le flux thermique
(quantité de chaleur traversant une surface interne des corps par unité de
surface et par unité de temps) est proportionnel au gradient de la température :
. Le coefficient C mesure la conductibilité. Il peut se mesurer en étudiant,
« en régime permanent »,
la distribution de la température sur un cylindre avec des conditions aux
limites imposées.
Ingen-Housz Johannes (1730-1799), médecin, chimiste, physicien Hollandais.
Il séjourna quelques années à Londres, devint médecin à la cour de Vienne, termina sa vie en Angleterre. Il étudie la chimie du carbone et montre le rôle de la lumière dans la fixation de cet élément par les plantes (1780).
Il emploie des plateaux de verre dans des machines électrostatiques (invention attribuée à Ramsden).
C’est en 1789 qu’il invente l’appareil qui vient d’être décrit plus haut.
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Texte de Pierre PROVOST |
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OBJET : the 3 - 1
Obtenir une température élevée par compression brusque d'un gaz.
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L'appareil se compose d'un cylindre de verre épais (contenant de l'air) fermé à une extrémité et dans lequel on peut enfoncer un piston en cuivre graissé, fixé à l'extrémité d'une tige. Un petit morceau d'amadou (champignon séché, à point d'inflammation relativement bas, vers 300°C environ) est fixé à la base du piston.
Une brusque compression de l'air enflamme l' amadou (retirer rapidement le piston pour permettre à l'air extérieur de pénétrer et d'entretenir la combustion).
En effet, si la compression est suffisamment rapide, l'échange de chaleur de l'air comprimé avec l'extérieur est négligeable, la compression est alors adiabatique et élève la température du gaz.
Nous ne connaissons pas l'inventeur de briquet à air. Celui-ci est décrit dans le traité de Ganot (1862) qui fournit l'explication suivante :
« La chaleur dégagée par la compression s'explique par le rapprochement des molécules qui fait passer une certaine portion de chaleur latente à l'état de chaleur sensible ».
Pouvait-on se satisfaire d'une telle explication ? et que pensera-t-on de nos théories actuelles ?
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OBJET : the 3 - 2
Faire varier, fixer et mesurer les paramètres d'état d'un fluide (pression p température T), tout en permettant son examen visuel (observer l'existence de deux phases liquide-gaz ou d'une seule phase). Permettre ainsi le tracé d'isothermes, et réaliser le « contournement du point critique ».
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La machine est représentée sur la figure 1 et schématisée sur la figure 2. Le tube T en verre épais contient du dioxyde de carbone (CO2). Il est entouré d'un manchon dans lequel on place de l'eau à la température que l'on veut imposer au dioxyde de carbone. Au moyen d'une pompe L, on injecte de l'eau au dessus du mercure qui est refoulé dans le tube T et comprime le dioxyde de carbone. On peut atteindre des pressions de plusieurs centaines d'atmosphères. Un piston plongeur V' permet de mieux ajuster la pression mesurée par le manomètre K. Un robinet V permet la décompression contrôlée.
On peut partir d'un état diphasé avec un peu de CO2 liquide (phase la plus dense) et par élévation de température faire disparaître le liquide (vaporisation). Par variation de p et de T on peut faire évoluer cette phase restante appelée « gaz », en la maintenant homogène et l'amener dans un état tel qu'une détente fasse apparaître une bulle dans la partie supérieure du tube. S'il est toujours convenu d'appeler liquide la plus dense des deux phases en équilibre on doit admettre que le gaz de départ est devenu liquide sans qu'on s'en aperçoive (pas de passage par un état diphasé). C'est ce qu'on appelle « passage continu de l'état gazeux à l'état liquide par contournement du point critique ». Selon son état (p,T) le fluide peut donc donner lieu soit à une liquéfaction soit à une vaporisation.
Remarque : On éviterait de rêver sur ce mystère en n'utilisant les mots liquide et gaz que pour les systèmes diphasés et en appelant fluide l'état monophasé.
C'est le physicien Irlandais Thomas ANDREWS (Belfast 1813-1885) qui mit en évidence, le premier en 1869, l'existence du point critique. Ses travaux furent confirmés en 1877 par le savant Suisse Raoul Pictet (1846-1929).
S'appuyant sur la notion de température critique, Louis Paul Cailletet (1832-1913) physicien et industriel français, sorti de l'Ecole des Mines, réussit en 1892 à observer la liquéfaction de l'oxygène, de l'azote, gaz dits permanents car on croyait qu'ils n'étaient pas liquéfiables par compression. Le dernier des « gaz permanents », l'hélium, fut liquéfié en 1908 par le physicien Néerlandais Heike Kamerlingh Onnes (1853-1926) qui créa en 1882 le laboratoire cryogénique de Leyde, étudia l'opalescence critique et découvrit la supraconductivité.
Cailletet s'occupa de métallurgie, étudia la diffusion de l'hydrogène, la dissociation des gaz ...
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Texte de Pierre PROVOST |
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OBJET : the 3 -
3
Digesteur (en anglais « Digester »)
Marmite à Papin
Bain marie à vis.
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Figure 1 |
Il réalise l'équilibre liquide vapeur, pour l'eau, à des températures supérieures à 100°C ; c'est l'ancêtre de la « cocotte-minute ».
Dans l'ouvrage de titre :
« La manière d'amolir les os et de faire cuire toute sorte de viandes, en fort peu de temps et à peu de frais, avec une description de la machine dont il faut se servir pour cet effet, ses propriétés et ses usages, confirmés par plusieurs expériences nouvellement inventées par M. Papin, Docteur en médecine »
(à Paris, chez Estienne Michallet, rue Saint Jacques, proche la fontaine Saint-Séverin, à l'image Saint-Paul 1682), on trouve la phrase suivante :
« ... par le moyen de la machine dont il s'agit icy, la vache la plus vieille et la plus dure se peut rendre aussi tendre et d'aussy bon goust que la viande la mieux choisie. »
(voir : Denys Papin par Charles Cabanes, ed. Société française d’éditions littéraires et techniques)
L'appareil du musée est assez bien décrit dans le traité de physique de Ganot 1862 (figure 1). La figure 2 reproduit le schéma fourni par Denis Papin dans l'ouvrage cité plus haut.
Deux innovations sont à souligner : l'utilisation de la pression pour appliquer l'organe de fermeture sur son siège, et surtout la soupape de sûreté (avec levier et contrepoids qui permettent le calcul de la pression), qui reste pratiquement inchangée de nos jours dans les auto-cuiseurs.
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Figure 2 |
Le problème du joint à une époque où l'on ne connaissait pas le latex était des plus difficiles. Le cuir, même épais, ne résistait pas à la vapeur. C'est un joint en papier qui fut utilisé.
Le « bain marie à vis » de Papin se présente sous la forme d'un cylindre en fonte de six pouces (16,2 cm) de diamètre et de 18 (48,6 cm) de haut, fermé par une culasse articulée sur deux tourillons et maintenue par des vis de serrage (d'où le nom utilisé par Papin et ses contemporains).
En bon physicien, Papin eut le souci d'établir une relation entre la pression (facile à calculer) et la température. Papin repérait celle-ci en mesurant le temps nécessaire pour que s'évapore une goutte d'eau déposée sur le couvercle.
(d'après l'ouvrage de Charles Cabanes )
Denys Papin est né à Blois en 1647, il est mort dans la misère à Londres (peut-être en 1714). Le dernier document de sa main date du 23 juin 1712). Son père était contrôleur des eaux, forêts et domaines des comtes de Blois et portait le titre de diacre de l'Eglise protestante. Aux environs de 1669 Denys Papin terminait ses études de médecine à Angers.
Vers 1671, on retrouve Papin à Paris, il y a rencontré Huygens dont il devient élève, aide et préparateur à partir de 1673. En 1675, il publie un mémoire sous le titre « Nouvelles expériences du vide avec la description des machines pour le faire ». Il y décrit un joint en peau d'anguille pour manipuler de l'extérieur, des objets placés dans une cloche où l'on a fait le vide. En 1675, Huygens expédie son préparateur à Londres avec mission de remettre à Oldenburg une précieuse « horloge portative » dont il venait d'inventer le ressort spiral et l'échappement à ancre. Papin y restera 12 ans. Papin perfectionne la machine pneumatique (ajout d'un second cylindre), attire l'attention de Robert Boyle et devient son aide et préparateur tout en poursuivant ses travaux personnels.
En 1679 il réalise le « digester » dont il ne donne la description (voir plus haut) que deux ans après. Tous les savants d'Europe admirèrent cette invention. Le roi d'Angleterre voulut avoir son « digester » ; l'Académie des sciences lui consacra une séance au cours de laquelle une démonstration fut faite.
Papin fut proclamé « fellow » de la société royale de physique le 16 décembre 1680 (il avait alors 33 ans). Un certain de Comiers exploita à Paris un digesteur qu'il fit construire par Hulin, émailleur du roi. Nicolas Papin, neveu de Denys, fit à Blois des bouillons pour les pauvres à partir d'os. Après un bref séjour de deux ans à Venise, Papin rentre à Londres en 1684. Papin semble s'être fait une spécialité de pourfendre les inventeurs de mouvement perpétuel (dont entre autres Jacques Bernoulli). Il construit une machine élévatrice d'eau qui ne marcha pas très bien.
En 1687 il accepte une chaire de mathématiques à Marbourg sur invitation de Charles-Auguste, landgrave, électeur de Hess-Cassel. Il correspond avec Leibniz. Denys Papin propose la réalisation d'un « bateau plongeur » (sous-marin) : c'est l'échec en Août 1691, mais la réussite en mai 1692, réussite sans lendemain car le landgrave ne voyait là qu'une expérience amusante.
Après divers réflexions et essais sur la machine à vapeur, Papin, réalisa la « machine de l'électeur » qu'il décrivit en 1707 dans « Nouvelle manière pour lever l'eau par la force du feu ». La puissance utile était d'environ deux chevaux. La machine de l'électeur était postérieure à celle de Savéry (1699) mais moins dangereuse et plus perfectionnée. La machine fut démontée après démonstration ! Autre invention : l'Urinator ancêtre de nos ventilateurs et pompes centrifuges.
Charles-Auguste appela Papin près de lui à Cassel. Papin étudie, entre autres recherches, le moyen de conserver les aliments par le dioxyde de soufre. Il consacre une partie de son activité à la construction des fours et au tirage forcé. Papin décide ensuite son retour en Angleterre qu'il compte rejoindre sur un bateau à vapeur (avant Fulton !) qu'il commence à construire en 1704.
Il part en 1707 mais les bateliers de Münden jaloux de leur monopole détruisent son embarcation. Laissant sa femme qui refuse de le suivre, c'est seul et sans ressources qu'il rejoint Londres où il meurt dans la misère.
Si James Watt a joué un rôle décisif dans la mise au point de la machine à vapeur, il est incontestable que D. Papin a tenu une place importante comme maillon dans la chaîne de ses inventeurs.
Si justice ne fut pas rendue à Denys Papin, c'est que Sadi Carnot, mal informé, a parlé d’ « essais presque informes » et attribué l'invention à la nation anglaise.
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Texte de Pierre PROVOST |
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OBJET : the 3 - 4
(pour machine à vapeur à double effet)
Appareil didactique, en bois, formé de plusieurs pièces démontables, pour montrer le fonctionnement du distributeur de vapeur
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La vapeur, en provenance de la chaudière arrive, par le tube C, dans une « boite » de fonte fixée sur le cylindre. Les extrémités du cylindre sont reliées à cette boite par deux tubes situés dans la paroi du cylindre et qui débouchent dans la boite par les orifices u et n. L’orifice a sert à l’évacuation de la vapeur qui a travaillé. Le tiroir t, mu par la tige b, glisse sur la paroi du cylindre et démasque l’ouverture n lorsque le piston monte (poussée de la vapeur sur la face inférieure du piston P, cas de figure) tandis que la vapeur « qui a travaillé », située au dessus du piston, s’évacue par les orifices u et