Jean Baptiste SOLEIL,

ses descendants, ses successeurs

retour à la page de présentation

Les indications qui suivent ont été reprises pour l'essentiel dans la rubrique histoire du site jyhoriba.com de la maison Jobin et Yvon (groupe Horiba) que l'on peut consulter pour plus de détails.

Jean-Baptiste Soleil

    Jean-Baptiste Soleil (1798-1849) célèbre opticien français a fondé en 1819 la société qui porte son nom au 21 rue de l'Odéon à paris. Il a été le fournisseur en instruments de précision des savants de son époque (Fresnel, Arago, Foucault, Babinet, Delezenne). Il est l’inventeur du compensateur qui porte son nom. On lui doit un microscope « photoélectrique » (à éclairage électrique), un saccharimètre, un goniomètre (dit de Babinet).    

(les photos illustrant les pages liées au présent texte,ont été réalisées par la maison Jobin et Yvon, successeurs actuels de la maison Soleil, que nous remercions ici)

     C'est à cette époque et sur des idées de AJ. Fresnel, qu'il entreprit avec succès, la construction de grandes lentilles à échelon, dont l'une mesurait 0,76 m de coté. A-J. Fresnel fit également construire par J-B. Soleil, ses instruments de démonstration, notamment l'appareil à miroirs croisés qui mettait en évidence, et pour la première fois expérimentalement, le mode de vibration de la lumière. Le sphéromètre présent dans notre collection porte l'inscription  « Soleil opticien 36 rue de l’Odéon  Paris ».

    A la mort de J. B. Soleil (1849), la société se scinde en deux : la première dirigée par son fils Henri Soleil, la seconde par son gendre, Jules Duboscq, puis par Charles Pellin à partir de 1886.

Jules Duboscq

    Jules Duboscq (1817-1885) fut l'élève, le gendre et le successeur de Soleil. Il améliora les appareils qui ont fait la réputation de son beau-père et notamment un saccharimètre qui porte sa marque, ce qui permet de le dater approximativement car il dirigea la maison Soleil de 1849 à 1883. Il est également l'auteur d'un spectromètre à vision directe qui porte sa marque.

Henri Soleil

    Fils de Jean-Baptiste Soleil, dirige la Maison Soleil à la mort de son Père en 1849.

Léon Laurent

    Léon Laurent, neveu et successeur de Henri Soleil, assura son renom mondial grâce à deux instruments originaux :le polarimète et le saccharimètre. Le polarimètre Laurent à lumière monochromatique (jaune, sodique) avec cercle divisé : dispositif de pénombre variable, constitué par une lame demi-onde en quartz, il fut présenté à l'académie des sciences par JJ.Jamin, le 2  février 1874. But : analyser des corps doués de pouvoirs rotatoires. La saccharimètre Laurent à lumière blanche ordinaire, avec compensateurs de quartz. But : analyse des sucres.  Léon Laurent cède sa société à Amédée Jobin en 1893.

Amédée Jobin

    Entré à l'Ecole Polytechnique en 1811, sorti officier d'artillerie, il démissionne de l'armée pour entrer dans l'industrie. Sur les conseils de son ancien professeur de physique à Polytechnique, Alfred Cornu, il prend contact avec Léon Laurent qui lui cède son affaire, non sans avoir persuadé A. Jobin d'orienter exclusivement son activité vers des réalisations optiques et mécaniques de haute qualité et vers des instruments qui se distingueraient par leur nouveauté ou leur perfectionnement.

Gustave Yvon

    Polytechnicien, il entre dans l'affaire en 1911 après son mariage avec Simone Jobin, fille de Amédée Jobin.  En 1923, la société prend le nom de A. Jobin et G. Yvon. En 1942 A. Jobin, alors âgé de 81 ans se retire. En 1962,  G. Yvon met fin à son tour à ses activités dans la société. La direction de la société revient alors à ses deux gendres M. Millot et M. Chovin.

                  retour à la page de présentation