LOUIS-GUILLAUME PERREAUX 1816 - 1889

retour à la page de présentation

         Le texte ci-dessous reproduit est extrait de la revue trimestrielle d'histoire locale "le pays d'Argentan" et a été rédigé par Fernand Leroyer (à Almenèches), d'après une biographie écrite par l'abbé Rombault.

Un Français Méconnu ... Un inventeur prolifique et génial 1816-1889

         Né sous la Restauration (Louis XVM) en 1816 à Almenèches (Orne), il traversa le temps avec Charles X, Louis-Philippe, la deuxième République, le Second Empire avec Napoléon III, vécut, la guerre de 1870 pour s'éteindre à Paris en 1889 sous la Troisième République en ayant connu les Thiers, Mac-Mahon, Grévy et Sadi Carnot comme Présidents. Il sera enterré dans l'Orne, dans son village natal, Almenèches.

Une biographie de Louis-Guillaume Perreaux fut écrite par l'abbé J.Rombault dans le bulletin historique de l'Orne de 1889 d’où nous retirerons quelques extraits.

 Un enfant déjà inventif

 Ses parents ouvriers étaient honnêtes et laborieux. Après avoir fréquenté l'école d'Aimenèches pendant ses premières années, Perreaux entra au Petit Séminaire de Sées  où il resta peu de temps. On sentit de bonne heure que ses aptitudes le portaient moins  vers les lettres que vers les Arts mécaniques - pourtant, il publia en 1877 un livre en deux  volumes, retrouvés à la Bibliothèque nationale de Paris «Lois de l'Univers». Il aimait à s'occuper dans l'atelier de son père et son esprit méditatif semblait  toujours en quête de quelques inventions : ainsi, un jour, montrant une sorte de carabine  à quelqu’un qui lui rendait visite, il lui dit : « C'est moi qui, à l'âge de douze ans, ai  confectionné la platine de ce fusil ». L'invention qui attira l'attention du gouvernement fut une canne-fusil qu'il présenta à l'un des professeurs du Petit Séminaire.

Celui-ci y vit  la preuve d’un talent qui méritait d'être produit au grand jour. Ainsi, recommandé à M.  His, député d’Argentan, Perreaux fut admis à l'école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne, comme élève pensionnaire aux frais de l'Etat en 1836. A cause de ses absences  dues à la maladie, ses résultats ne furent pas sensationnels. (Perreaux définissait ainsi son  invention : « Première arme à feu à six coups portant ses amorces et pouvant se charger  par la culasse »).

 L'homme de science

          Louis-Guillaume Perreaux, ingénieur-mécanicien, s'installa à Paris, 8, rue Jean Bart comme fabricant d’instruments de précision et ses affaires semblaient florissantes. A sa mort la Faculté des Sciences de Rennes lui doit 1.587 F - le prix d'une maison de l'époque. Plus tard, il s'intitule fabricant de vélocipède à vapeur ! Son travail, son génie l'amèneront à des inventions aussi diverses que le tissage, le vélocipède, les instruments de précision, les pompes, etc ...

 Le vélocipède à vapeur

         Il semble que l'oeuvre majeure de Louis-Guillaume Perreaux soit le vélocipède à vapeur : son premier projet déposé dans son brevet de 1868 sera repris et complété plusieurs fois jusqu'en 1873 (à l'époque, un brevet durait quinze ans ). Ce fut d’ailleurs pour Perreaux, sans doute, une de ses principales préoccupations : son dernier Brevet, ne parle-t-il pas de vélocipède et de tricycle à vapeur ?

retour à la page de présentation


Retour