MAGNETISME

 

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PAIRE D'AIMANTS

Magnétomètre

BOUSSOLE DE DECLINAISON

BOUSSOLE DES SINUS

Electroaimant

MOTEUR A ELECTRO-AIMANTS

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OBJET : eld 2 - 1                                                                                

PAIRE D'AIMANTS


FONCTION

 

Connue.

 

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

 

L'intérêt que présentent ces objets réside dans la comparaison que l'on peut faire avec les aimants modernes. Ceux-ci peuvent être courts, massifs, de formes quelconques et se bien conserver tout en étant puissants (aimants de  fermetures magnétiques de portes, aimants de haut-parleur etc...).

Lorsque les aimants, comme ceux-ci, étaient en acier, à faible champ coercitif, ils n'étaient permanents et  aussi « forts » que possible qu'à la condition d'être beaucoup plus longs que larges afin de réduire, à l'intérieur, le « champ démagnétisant ».

De plus, pour mieux les conserver, quand on ne s'en servait pas, on supprimait presque le champ démagnétisant interne en constituant un « circuit magnétique fermé ». Pour cela deux barreaux aimantés étaient placés « tête-bêche », c'est à dire en position « anti-parallèle », à savoir pôle Nord (respectivement Sud) de l'un, près du pôle Sud (respectivement Nord) de l'autre. Puis le circuit magnétique était « fermé » à l'aide de deux petits barreaux de fer doux (armatures) appliquées sur les paires de pôles (ouvrir la boîte pour le constater).

 

HISTOIRE

 

Voir la « Boussole de déclinaison » (objet « eld 2 - 3 »)

           

Les progrès qui ont permis la réalisation d'aimants courts et massifs résultent de la découverte de nouveaux alliages  : aciers au tungstène, au cobalt, alliages fer-nickel-aluminiun, alliages fer-cobalt-nickel etc.....

Les progrès technologiques concernant les aimants résultent surtout des études  théoriques sur le ferromagnétisme où se sont, entre autres, illustrés : Pierre Weiss (1865-1940) qui introduisit les notions de champ moléculaire, Louis Néel (né en 1904, Académie des Sciences en 1953, Prix Nobel de physique en 1970) qui découvrit l'antiferromagnétisme, le ferrimagnétisme.... (application : aimants en ferrites), Lev Landau (1908-1968) qui introduisit, indépendamment de Néel, la même hypothèse que lui du champ moléculaire négatif et fit avec Lifshitz la théorie de la résonance de moments magnétiques....

La démagnétisation d'un aimant résulte du « basculement des domaines de Weiss ». Pour cette démagnétisation, il faut bloquer le basculement en introduisant certains atomes (alliages) ou en isolant les domaines de Weiss dans une matrice de polymère.

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OBJET : eld 2 - 2                                                                                 

Magnétomètre

FONCTION

 

Mesures d'un champ magnétique, d’un moment magnétique.

 

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

 

Un petit aimant de moment magnétique M, est suspendu à un fil de cocon traité pour ne pas exercer de couple de torsion. Ce petit barreau est horizontal car une petite surcharge équilibre le couple exercé par la composante verticale du champ magnétique terrestre. Un petit miroir lié à l'aimant permet de suivre sa rotation (méthode de Poggendorff. L'ensemble est protégé des mouvements d'air par une enceinte de verre.

On peut effectuer diverses mesures magnétiques à l’aide de ce dispositif.

           

1. Exploration d'un champ magnétique, mesures relatives (de B, de M)

           

Si l'aimant du magnétomètre est suffisamment petit, il « connaîtra » un champ B sensiblement uniforme et indiquera, dans son état d'équilibre stable, la direction de ce champ. Ecarté de sa position d'équilibre, il oscille avec une période .

 

(J est le moment d'inertie de l'équipage mobile par rapport à l'axe de rotation).

En mesurant les périodes T1 et T2  en deux lieux distincts, où les intensités du champ sont  B1 et B2, on en déduit le rapport  :

            

 Il s’agit alors de mesures relatives de champ magnétique.

            On peut, de même, comparer, en un même lieu, les moments magnétiques de deux aimants.

 

2. Mesures absolues

 

Elles résultent des mesures du produit MB et du rapport M/B.

Le moment d’inertie J n'étant pas connu, on l’accroît d'une quantité connue J' en surchargeant l'équipage avec des masselottes, et on mesure la  nouvelle période T’ d'où le produit MB :

Il faut ensuite accéder au rapport M/B. Un magnétomètre donne la direction du méridien magnétique. On approche alors l'aimant de moment magnétique M (celui qu'on utilisait précédemment) à une distance r du magnétomètre grande par rapport aux dimensions des deux aimants. On a alors interaction entre deux dipôles.

 Dans la première position de Gauss (figure ci-dessous) le champ BM créé par M est perpendiculaire à B (composante horizontale du champ terrestre) et vaut . L'aimant du magnétomètre tourne de  tel que

 .

Connaissant ainsi MB et M/B on en déduit M et B.

 

HISTOIRE

 

            Le magnétomètre a été imaginé et utilisé par Gauss (Carl Friedrich 1777-1855), célèbre mathématicien et astronome allemand. En physique il fit une théorie mathématique du magnétisme et ses travaux furent exposés dans un ouvrage en six volumes qu'il publia avec Weber. Son nom revient souvent dans divers domaines de la physique  : lois de Gauss et courbe de Gauss (probabilités), théorème de Gauss (dipôles électrique et magnétiques), approximations de Gauss (optique géométrique) etc.. Ses œuvres complètes furent publiées en sept volumes de 1863 à 1874. Il fut l'un des premiers à signaler la possibilité de transmettre des signaux par courants électriques. 

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OBJET : eld 2 - 3                                                                               

 

BOUSSOLE DE DECLINAISON

 

 

FONCTION

           

Mesure de l'angle que font le plan méridien magnétique et   le plan méridien géographique au lieu de l'appareil.

 

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

 

Zone de Texte:  
la boussole de déclinaison

L'appareil du musée est décrit (fig 412 p 529) dans le traité de physique de Ganot (1862). Il comprend une boîte de cuivre (italien  : bussola, petite boîte) avec un pivot central sur lequel tourne une aiguille aimantée en forme de losange. Le fond de la boîte porte des graduations pour la mesure de la rotation de la boîte (mobile autour de son axe) par rapport à l'aiguille. La rotation de la boîte, par rapport à son support (trépied à vis calantes) peut se mesurer sur un cercle gradué qui entoure la  boîte (cercle azimutal) et qui appartient au support.

Deux montants verticaux, fixés à la boîte, portent un axe horizontal sur lequel est fixée une lunette. Cette lunette tourne dans un plan vertical d'une rotation mesurable sur un arc porté par l'un des montants. Un niveau à bulle, suspendu à un axe horizontal fixé aux deux montants, au dessus de la boîte, permet les réglages préalables d'horizontalité (et verticalité) pour deux positions orthogonales du niveau à bulle qui peut tourner avec l'ensemble boîte-lunette).

Le diamètre SN, gravé sur le fond de la boîte, se trouve, par construction, dans le plan de rotation de l'axe de la lunette. Celle-ci permet des visées astronomiques et le placement du diamètre SN du fond de la boîte dans le plan méridien géographique. L'angle que fait cette direction avec l'axe magnétique de l'aiguille aimantée, mesurable sur le fond de la boîte, est égal à  la déclinaison magnétique cherchée.

 
Remarque :
l'axe de rotation de l'aiguille aimantée ne passe pas par le centre de gravité afin d'annuler le couple dû à la composante verticale du champ terrestre.

HISTOIRE

 

Les chinois sont réputés connaître la boussole depuis la plus haute antiquité. Yves Rocard raconte l'histoire d'une statue tournante qui aurait été construite par Hoang Ti en -2637 ! Mais s'agissait-il de  l'utilisation du magnétisme terrestre ? Nous avons vu  un char portant une statue donnant une direction fixe, quelle que soit la rotation du char, grâce à un astucieux mécanisme n'utilisant pas de  boussole ! Il est certain,  par contre, que les propriétés de  la boussole sont décrites dans un dictionnaire chinois terminé en plus de 120 ans et  qu'aux  7ème et  8ème siècles les navigateurs chinois utilisaient la boussole  ; cet usage fut connu des  arabes qui le transmirent aux européens. Les navigateurs européens du 15ème siècles (Christophe Colomb ?) découvrirent la déclinaison en constatant que la boussole n'indiquait pas exactement le Nord géographique.

 

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OBJET : eld 2 - 4                                                                                 

 

BOUSSOLE DES SINUS

 

(peut servir comme "Boussole des tangentes")

 

Zone de Texte:  
la boussole des sinus
Zone de Texte:  la boussole des tangentes

 

 
FONCTION

           

"appareil destiné à mesurer des courants intenses" (dixit : traité de physique de Ganot).

 

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

 

Une bobine circulaire de  rayon R faite de  quelques spires (soit n) de gros fil peut être placée dans un plan vertical (l'appareil est supporté par trois vis calantes). Cette bobine peut tourner autour de son diamètre vertical, sa rotation  pouvant être mesurée avec précision (usage d'un vernier), sur un cercle gradué fixe, situé au pied du support. Au centre de la bobine circulaire une aiguille aimantée montée sur pivot peut tourner  dans un plan horizontal. Sa rotation  peut être mesurée sur un  cercle gradué horizontal. On peut accroître la précision  de cette mesure en utilisant une fine aiguille (amagnétique) solidaire de l'aiguille aimantée (l'aiguille aimantée peut être supposée placée dans un champ magnétique uniforme créé par  le courant à condition   que sa longueur, comparée au diamètre de la bobine ne soit pas trop grande). L'axe de  rotation de l'aiguille aimantée ne passe pas exactement par son centre de  gravité afin que l'aiguille reste horizontale malgré l'action de la composante verticale du champ magnétique terrestre. On supposera donc que l'aiguille n'est soumise qu'à la composante horizontale B0 du champ terrestre.

En l'absence de courant dans la bobine, on la tourne de telle sorte que l'aiguille aimantée soit dans son plan qui est donc plan méridien magnétique. Cet état initial sera le même dans l'utilisation en boussole des tangentes et  dans l'utilisation en boussole des sinus. Puis on fait passer  le courant d'intensité I lequel crée un champ magnétique, normal au plan de la bobine, d'intensité B = GI.

1 - Utilisation en boussole des tangentes

            L'aiguille aimantée tourne d'un angle L que l'on mesure. Alors (fig.1)  l'axe de  l'aiguille se confond avec le champ résultant et

2 - Utilisation en boussole des sinus

 

Partant de  la position initiale décrite plus haut, on tourne la bobine de  telle sorte que l'aiguille, parallèle à la résultante de B et B0, se retourne dans le plan de la bobine. Celle-ci a tourné d'un angle  (fig. 2) et

  

HISTOIRE

 

La boussole des tangentes a été imaginé par Pouillet et perfectionnée par Gaugain. Puis Pouillet a  proposé la boussole des sinus qui n'a guère été utilisée.

Pouillet Claude Servais Mathias (1790-1868) fut élève de l'Ecole Normale Supérieure. Professeur des enfants de Louis-Philippe en 1817. Sous-directeur (1829) puis Directeur 1832) du Conservatoire des Arts et Métiers. Professeur à l'Ecole Polytechnique (1831) Professeur à la Sorbonne (1834). Académie des Sciences (1837) . On connaît « les lois de  Pouillet » en électro-cinétique. Il inventa le pyrohéliomètre pour mesurer la chaleur reçue en provenance du Soleil.

Gaugain Jean Mothée, né à Sully en 1810, mort à Saint Martin des entrées en 1880). Polytechnicien. Directeur d'usines. A partir de 1851, travaux sur la propagation de l'électricité, la condensation électrique, les courants thermoélectriques, les courants induits de  haute tension, le magnétisme. Perfectionnement de la boussole  des tangentes et des électrodynamomètres.

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OBJET : eld 3 - 1                                                         

 

Electroaimant

Zone de Texte:  
l’électro-aimant de Faraday (figure 1)
Zone de Texte:  
l’entrefer de l’électro-aimant (figure 2)

 

FONCTION

 Produire un champ magnétique intense dans un entrefer réglable

 Description ET fonctionnement      

 

            Deux bobines M et N (figure 1) sont montées chacune sur un noyau de fer doux, fixé sur une équerre massive en fer doux qui peut glisser sur la partie horizontale, d'un support de même métal formant avec les équerres un circuit magnétique comportant l'entrefer O. Par glissement de l'une ou de l'autre équerre, on règle l'écartement des pièces polaires et, par suite, l'intensité du champ magnétique dans l'entrefer. Un support C (figure 2) muni d'un crochet auquel on peut suspendre divers corps tels que bâton de bismuth (diamagnétique), petit tube contenant un sel ferrique (paramagnétique), un cube de cuivre dont on montre l'amortissement des oscillations par courants de Foucault (cas de la figure 2).

            Bien d'autres expériences nécessitant un champ magnétique intense peuvent être faites : par exemple on peut placer dans l'entrefer l'une des branches d'un tube en U contenant soit une solution de sel ferrique, soit de l'eau pure et de telle sorte que la surface libre soit un peu en dessous de l'axe des pièces polaires. On projette sur un écran l'image de la surface libre du liquide de cette branche : lorsqu'on établit le courant à l'aide de l'interrupteur on voit le niveau monter dans le tube dans le premier cas (sel ferrique paramagnétique) on le voit baisser dans le second cas (eau diamagnétique). Ce sont de telles expériences que dut faire Michaël Faraday en 1845 quand il découvrit l'existence du diamagnétisme. Un trou percé dans les pièces polaires et selon leur axe lui permit également, la même année, de découvrir la polarisation rotatoire magnétique (cas de la figure 1).       

HISTOIRE

 

Histoire de l’objet : On peut lire (page 394) dans le tome 1 de Jamin, publié en 1870 la phrase suivante  : « Faraday a étendu la liste des corps magnétiques en opérant avec l'appareil suivant que construit  M. Ruhmkorff (fig. 1) ». Or cette figure, que nous reproduisons (et utilisons) représente fort bien notre électroaimant dont il y a lieu de penser qu'il sort des ateliers de M. Ruhmkorff.

Pour en savoir plus sur Faraday et sur Ruhmkorff, voir les notices qui citent des physiciens. 

      
Eléments d'histoire de l'électroaimant :

 

 

Il convient de distinguer trois sortes d'électroaimant  :

1.    les petits électroaimants qui attirent une armature et employés dans les sonneries, relais etc.

2.    les électroaimants « porteurs »

3.    les électroaimants destinés à produire des champs magnétiques intenses (notre appareil appartient à cette dernière catégorie).

Wheatstone (1802-1875) est peut être l'inventeur de l'électroaimant du premier type, sinon il en fut un grand utilisateur.

Pour ce qui concerne les électroaimants de la deuxième catégorie, on peut dire que Pouillet (Claude 1790-1868) a construit un électroaimant  porteur puissant en 1831 ; on lui doit aussi la redécouverte de la loi d'Ohm, la boussole des tangentes (voir notice « eld 2 - 4 »), une mesure (la première ?) de la constante solaire, des études sur la compressibilité des gaz.

L'étude des électroaimants de la troisième catégorie a été le fait de nombreux physiciens. Ganot (1862) cite Lentz, Jacobi, Müller, Dub, Niklès.... mais il faut dire que les phénomènes mis en jeu ne sont bien compris que depuis Weiss, Langevin, Néel, Landau...

Les règles de construction des électroaimants ont été établies par Aimé Cotton et Pierre Weiss. Elles permirent la construction du gros électroaimant de l'Académie des Sciences à Bellevue en 1928. On obtenait 70 000 Gauss dans un entrefer cylindrique de 4 cm de diamètre et de 2 mm d'épaisseur, (46 400 Gauss pour une épaisseur de 4 cm)  ; la puissance consommée était de 93 kW. Le circuit magnétique pesait 80 tonnes, les conducteurs creux (pour le refroidissement par courant d'eau) pesaient 10 tonnes. Cet électroaimant faisait 2 m de hauteur et 4,5  de longueur. On a fait mieux depuis avec les aimants supraconducteurs !

Pierre Weiss (1865-1940) fit la théorie du ferromagnétisme en 1907 par extension de la théorie de Langevin pour le paramagnétisme. Ses travaux ont été poursuivis par Louis Néel (1904-), prix Nobel, qui découvrit l'antiferromagnétisme, le ferrimagnétisme et qui sut développer à Grenoble un important centre de recherches sur le magnétisme.

Aimé Cotton (1869-1915) fit, en 1896, une thèse sur le dichroïsme circulaire, il étudia avec H. Mouton la biréfringence des liquides dans un champ magnétique intense avec H. Mouton il mit au point l’ultra-microscope,avec P. Weiss il étudia l’effet Zeeman et mesura e/m, avec P. Weiss, il édicta les règles de construction des électroaimants.

Il fut aussi l'inventeur de la « balance de Cotton » pour la mesure du champ magnétique dans un entrefer.


 

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OBJET : eld 3 - 2                                                                                

 

MOTEUR A ELECTRO-AIMANTS

 

 

FONCTION

           Moteur électrique

 

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

 Une batterie d'accumulateurs (6 volts suffisent) alimente alternativement deux électroaimants  et d'axes verticaux, grâce à un commutateur synchrone mû par le moteur.

Lorsque  est parcouru par un courant il attire une armature  qui s'abaisse, cependant que,  n'étant pas alimenté, son armature  peut remonter, entraînée par le mécanisme. Lorsque  est dans sa position la plus basse ( dans sa position la plus haute) le courant est interrompu dans , établi dans  qui attire  alors que  remonte. Lorsque  est dans sa position la plus basse ( dans sa position la plus haute) le courant est coupé dans établi dans  et un nouveau cycle peut être parcouru.

Les mouvements alternatifs des armatures  et  produisent, par un système de bielles et manivelles, la rotation d'une roue dont l'inertie permet le franchissement des « points morts ».

 

HISTOIRE

 Ce moteur daterait de 1852 .

Dans un traité de physique de 1862, Ganot décrit un moteur, plus élaboré, formé d'électroaimants fixes, répartis autour d'une roue qui porte des barres de fer doux qui peuvent être attirées dans le même sens par les électroaimants. Le courant est automatiquement distribué entre ceux-ci de telle sorte que leurs actions ne se contrarient pas. Voici un savoureux extrait de Ganot  :

« Monsieur Froment a, dans ses ateliers une machine électromotrice de la force (sic) d'un cheval-vapeur. Mais jusqu'ici ces machines n'ont pu être appliquées à l'industrie, la dépense des acides et du zinc qu'elles consomment l'emportant de beaucoup sur celle du combustible dans les machines à vapeur de même force ». Ce texte montre que ces moteurs, curiosités de laboratoires, étaient alimentés par des piles qui consommaient des acides et  du zinc.

Paul Gustave Froment qui vécut de  1815 à 1865 était mécanicien . Ces dates qui encadrent la date de 1852 que nous attribuons à notre moteur et le texte de Ganot accréditent l'hypothèse que notre moteur ait pu être l’œuvre de Froment.

Froment travailla sur diverses inventions  :  télégraphe à signaux écrits et à clavier, métier à tisser, appareil d'imprimerie Hughes etc..

Cependant le socle de notre moteur porte en deux endroits la marque « Ducretet » ! Or Eugène Ducretet (1844-1915), industriel français à qui l’on doit le premier appareil de TSF (ainsi appelait-on la « radio ») en 1897, avait huit ans en 1852. Il en avait dix-huit lorsque parut le traité de Carnot qui décrit un moteur à électro-aimants plus évolué. Il ne peut donc s’agir d’une invention de Ducretet (ce qui ne pourrait être qu’une réinvention tardive !). Nous n’avons aucun moyen de choisir entre les diverses hypothèses que l’on pourrait formuler.

Zone de Texte:

La photographie de droite est celle d'un électromoteur conservé au musée de Mulhouse (Electropolis).

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