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Produire un champ magnétique intense dans un entrefer réglable
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figure 1 : montage de l'électro-aimant de faraday pour l'étude de la polarisation rotatoire |
DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT
Deux bobines M et N (figure 1) sont montées chacune sur un noyau de fer doux, fixé sur une équerre massive en fer doux qui peut glisser sur la partie horizontale, d'un support de même métal formant avec les équerres un circuit magnétique comportant l'entrefer O. Par glissement de l'une ou de l'autre équerre, on règle l'écartement des pièces polaires et, par suite, l'intensité du champ magnétique dans l'entrefer. Un support C (figure 2) muni d'un crochet auquel on peut suspendre divers corps tels que bâton de bismuth (diamagnétique), petit tube contenant un sel ferrique (paramagnétique), un cube de cuivre dont on montre l'amortissement des oscillations par courants de Foucault (cas de la figure 2 ci-dessous).
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Bien d'autres expériences nécessitant un champ magnétique intense peuvent
être faites : par exemple on peut placer dans l'entrefer l'une des branches d'un
tube en U contenant soit une solution de sel ferrique, soit de l'eau pure et de telle
sorte que la surface libre soit un peu en dessous de l'axe des pièces polaires. On
projette sur un écran l'image de la surface libre du liquide de cette branche :
lorsqu'on établit le courant à l'aide de l'interrupteur on voit le niveau monter dans le
tube dans le premier cas (sel ferrique paramagnétique) on le voit baisser dans le second
cas (eau diamagnétique). Ce sont de telles expériences que dut faire Michaël Faraday en
1845 quand il découvrit l'existence du diamagnétisme. Un trou percé dans les pièces
polaires et selon leur axe lui permit également, la même année, de découvrir la
polarisation rotatoire magnétique (cas de la figure 1).
On peut lire (page 394) dans le tome
1 de Jamin, publié en 1870 la phrase suivante : « Faraday a étendu la liste des corps magnétiques en
opérant avec l'appareil suivant que construit M.
Ruhmkorff (fig. 1) ». Or cette figure, que nous reproduisons (et utilisons)
représente fort bien notre électroaimant dont il y a lieu de penser qu'il sort des
ateliers de M. Ruhmkorff.
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